01 février 2007

Mercredi 21 février à la Luna Loca

<p><p><p>La Putain de compile vise à mettre de l'avant d'autres discours</p></p></p>

La Putain de compile vise à mettre de l'avant d'autres discours sur le travail du sexe que celui de la représentation dominante. Que se soit dans les médias traditionnels, dans certains groupes féministes ou encore dans nos milieux quotidiens, il y a grand besoin de s'ouvrir à la parole des  personnes principalement concernées:  les travailleurs et les travailleuses du sexe elles-mêmes.

[Infos : www.lespantheresroses.org/outgames/DVD_travaildusexe.htm]

Les Panthères Roses sont un collectif d'activisme queer radical qui dénonce le système hétéropatriarcal. Par l'action directe, elles critiquent avec virulence l'hétérosexisme, le capitalisme gay, le système de genres binaires, la lesbophobie, l'homophobie, la transphobie et la putophobie. [ www.lespantheresroses.org]

Les Lucioles sont un collectif autogéré de vidéastes engagéEs qui vise à faire entendre et voir d'autres réalités que celles véhiculées par les médias traditionnels. À  travers des films à caractère socio-politique, le collectif ne prétend point à une objectivité absolue, il s'engage même au contraire à dénoncer, proposer et susciter des débats de société. [ www.leslucioles.org]

Stella, organisme pour et par les travailleuses du sexe, poursuit les objectifs suivants : offrir soutien et information aux travailleuses du sexe, lutter contre la discrimination qui leur est faite, promouvoir la décriminalisation des métiers du sexe, contrer l'isolement des travailleuses du sexe,  favoriser leur autonomie dans l'industrie du sexe et dans l'ensemble de leur vie ainsi que soutenir le développement des solidarités.[ www.chezstella.org]

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Né au début des années soixante-dix, le mouvement des travailleuses et travailleurs du sexe rassemble aujourd'hui des groupes implantés sur les cinq continents.Depuis 30 ans, l'auto-organisation des travailleuses et travailleurs du sexe a permis leur émergence comme sujets de leurs expériences, de leurs subjectivités et de leur parole.Voilà quelques définitions afin de mieux s'y retrouver ...

 

La DÉCRIMINALISATION renvoie à l'élimination totale des articles de loi en matière d'infractions criminelles. Cette approche consiste à abolir la prohibition du comportement dans le Code criminel et donc aussi la peine.Décriminaliser les activités reliées à la prostitution, la sollicitation, par exemple, signifie qu'il ne s'agit plus de crimes.Avec leur demande de décriminalisation, les travailleuses et travailleurs du sexe revendiquent également d'être reconnues face aux lois existantes en matière de santé, de travail, de sécurité au travail et de taxation comme les autres travailleuses et travailleurs.

Décriminaliser la prostitution, c'est reconnaître le travail que des milliers de personnes pratiquent, leur accorder les mêmes droits que n'importe qui et les leviers qui leur permettront de combattre les abus et la discrimination.Il s'agit d'un moyen de protéger les travailleuses du sexe contre l'emprisonnement, la violence, la pauvreté accrue et la marginalisation.

La DÉJUDICIARISATION consiste à cesser d'amener devant les tribunaux des personnes accusées d'un comportement criminalisé.Cela signifie pour l''ordre aux corps policiers et aux municipalités de cesser de harceler les travailleuses du sexe au nom du Code de la route ou d'autres lois et règlements, que les forces policières appliquent souvent de façon particulièrement discriminatoire envers les travailleuses de rue.

La LÉGALISATION renvoie à l'ajout et à l'adoption de nouveaux articles de loi en matière de prostitution.Elle consiste à inciter les provinces et les municipalités à adopter des lois prévoyant la création de bordels.Ce système se caractérise souvent par l'enregistrement des travailleuses du sexe auprès du service de police, l'obligation d'exercer leur travail avec un permis et un contrôle le médical obligatoire.La légalisation est contrôlée par l'État et elle prend la forme de "maisons de prostitution" ou  de quartiers réservés du type "red light".

La plupart des groupes de défense des travailleuses du sexe sont farouchement opposés à la légalisation.Ils craignent notamment la création d'un double standard: d'un côté, les travailleuses du sexe légales munies d'un permis émis par le gouvernement et, de l'autre, celles qui ne se conforment pas aux règles et qui pratiquent leur travail dans la marginalité, aggravant ainsi leur vulnérabilité.

La légalisation pourrait aussi amener l'à tirer profit du travail sexuel en contrôlant les "maisons de prostitution".

La PROHIBITION renvoie à la répression de la prostitution et entend l'abolir.Elle vise à réprimer la prostitution, c'est-à-dire à punir les adultes qui font le commerce du sexe, et à arrêter le travail du sexe en en faisant un crime.En Suède par exemple, c'est l'achat de services sexuels qu'on criminalise, ce qui a des impacts importants sur les conditions du travail du sexe sans l'éliminer pour autant. Par ailleurs, la criminalisation contribue à marginaliser les travailleuses et travailleurs du sexe.

La stigmatisation qui s'en suit les entache, les ostracise et les éloigne des services auxquels ils et elles ont droit.Cela les rend aussi plus difficilement rejoignables par les programmes de promotion de la santé et les organismes communautaires.

Source:

Contexte juridique et politique de la criminalisation du travail du sexe, Réseau juridique canadien VIH/sida, 2002

 

Posté par xxyz à 15:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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